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Théologie et politique : « La copie ne remplacera jamais l’originale »

Par: Mohsine KHROU
La copie ne remplacera jamais l’originale. Quel avenir pour quelle religion? Quel avenir pour quelle politique ? Poser une telle question revient à interroger le parcours immobile d’une société donnée, et suivant une conjoncture donnée. Quel avenir pour quelle société?
L’ambition du présent article se veut essentiellement la remise en question de cet esprit mythique qui est stricto sensu la clarté raciale et culturelle d’une vérité/ identité palpable et non pas falsifier.
La vérité en tant que question large, n’est pas une problématique à la portée de toute personne, mais elle remonte à l’époque lointaine plus précisément avec la fameuse citation du philosophe Socrate qui dit « Connais-toi toi-même ». Puisque personne n’est plus échappé par ce destin automatiquement deviendrai victime d’un certains nombres de pensées, et tant de préjugés, qui viennent de la politique. Dès lors, l’homme se pose des questions et des questions surtout sur son existence et son rôle dans sa vie, et partant son passé son présent et son devenir .falsifier un texte sacré revient à dire amener un peuple dans un labyrinthe inachevé.
Pour ce faire, force est de rappeler que l’homme quant à lui, devient un criminel et malfaiteur une seule fois évoquer son droit. De là découle le problème de croire de la victime, l’homme fait son choix : elle est encore dans l’incertitude en tant qu’interrogation qui recèle au même temps l’individuel et le collectif.
La question qui ne cesse de tarauder notre esprit se présente comme telle. Est-ce- l’homme libre?
Peut-on en quelque sorte dépasser la pensée métaphysique?
C’est bien là, effectivement que le bât blesse. De facto, la politique comme un domaine insurmontable pour chaque groupe social demeure principalement le temporel,   pour ce qui est du religieux, il n’est autre que le spirituel. À vraie dire, entre les deux, la profondeur est tellement une bêtise hadale que la logique de l’un ne fonde point la logique de l’autre.
Que peut donner une réponse finale à cette interrogation taraudeuse?
La réponse a été dans la création de la théorie marxiste. Celle-ci donne une nouvelle vision du monde, d’abord elle cherche à « dénier à l’art ainsi qu’aux autres formes de la conscience morale, religion, métaphysique- une histoire qui leur serait propre .» ; cette citation, elle, est pointilleuse de nous résume la théorie marxiste en quelque ligne, cette nouvelle vision du monde qui refuse toute une histoire qui peut appartenir à une religion ou à une métaphysique vu que cela fait partie du transcendantal.
À coup ; notre existence sur terre n’a pas de sens, du moment qu’on a perdu la notion de l’humanisme. Penser alors l’humanisme, c’est faire de l’homme le pivot de toute interrogation philosophiquement et humainement posée comme l’affirme le grand philosophe Protagoras « L’homme est la mesure de toute chose ». En outre, force est de constater que cela serait fort important si que tout homme, partout dans le monde s’arrête un laps de temps, pense à cette question, à ses fruits puis tire sa conséquence.
La copie ne remplacera jamais l’originale revient à dire qu’on doit faire face à toute une falsification des idées et de faire face aussi à toute une condition marquée par une sorte d’opprobre pour l’humanité. Les conducteurs ne cessent toujours d’instaurer un discours mythique dans l’intention de faire apaiser / dormir l’homme à ne pas penser et de ne pas même vivre librement même s’il existe une richesse à bien des égards.
Il est essentiel de signaler que, la valeur de l’existence humaine et son affirmation résident dans sa faculté que Descartes affirme « je pense, donc je suis ». Le Cogito cartésien se fixe toujours pour finalité de pousser la définition de l’homme donnée par l’église comme un être soumis, obéissant à un Dieu unique, et suit sans aucune réflexion ses ordres et du coup le même souci écrase notre l’esprit aujourd’hui et partant nous amène à écrire pour laisser une trace comme si était le cas dans la philosophie existentialiste, un article ou un texte ne s’avère pas seulement un texte esthétique, mais dans l’intention de faire véhiculer un message, Sartre l’affirmait dans la Nausée , «  j’écris donc j’existe ». Produire un texte revient à avancer affirmer son existence, c’est vouloir défendre une vérité ou combattre le mensonge ou la falsification. Et l’appellation du Dieu au temps d’alors évoque impérativement conducteur.
Roquentin personnage principal durant tout le roman la Nausée, il ne s’appuie sur aucune autorité théologique, toutes ses actions ne font que son pur choix. « J’avais trouvé ma religion : rien ne me parut plus important qu’un livre »45. Pour nous, le souci majeur c’est qu’on croit au mythe inventé par la politique.
Le mythe représente, à coup sûr, une métaphore lucide de la vie elle-même. D’après la célèbre théorie solaire, Sisyphe représente le soleil qui s’élève chaque jour pour plonger à nouveau le soir.
L’histoire est simple, mais porteuse d’enseignement. Elle est comme suit : Sisyphe est condamné par les dieux à faire rouler une grosse pierre jusqu’en haut d’une montagne, mais la pierre, ayant atteint la crête, elle dégringole pour que Sisyphe se trouve au point de départ comme si de rien n’était et refasse le même travail, la même besogne. La métaphore en est qu’il n’y a nul châtiment terrible qu’un travail inutile, un effort vain. Oui, Sisyphe se voit s’abrutir à rouler un rocher éternellement.
L’absurdité réside en la tentative absurde de vouloir achever un travail absurde sachant que la fin demeure absurde.
N’est-ce pas là l’absurdité de notre vie qu’actuellement?!
Tout compte fait, force est de conclure que si le discours théologique est divin, celui de la politique est humain. Si le discours politique est fondamentalement idéologique, celui de la théologique ne l’est pas et ne se doit pas de l’être.

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