Acceuil / Développement territorial / Richesse d’une région appauvrie

Richesse d’une région appauvrie

Article rédigé par: Abdeslam Ouhmid

Toute personne est responsable de sa situation et de ce qu’il est, en effet nous sommes tous responsables de ce que nous sommes, tous responsable de notre situation actuelle et à venir. Notre réussite ou échec est traduit alors sur le terrain, c’est notre entourage qui reflète nos efforts et travaux, sa progression ou régression est intimement liée à nos actes et actions. Toutefois la responsabilité devint plus pesante en cas d’élection par exemple. C’est dire qu’un élu dépasse et laisse à côté son intérêt et responsabilité individuelle pour en assumer une autre plus gigantesque, évidemment collective et commune.

L’élu subit le sort de toute un territoire, cependant l’élu malheureusement n’est pas toujours à la hauteur. L’intérêt individuel et collectif se mêle et s’embrouillent chez le responsable en cas d’une mauvaise gestion des ressources humaines et financières, ce qui est le cas de notre perpétuelle région Drâa-Tafilalet.

Elle est une des 12 nouvelles régions du Maroc, instituées par le découpage territorial de 2015, une région riche dotée d’une gamme cariée de produits miniers tels que l’or, le cuivre, l’argent, la manganèse, le cobalt, l’oxyde de fer, le marbre , le plombe, le zinc etc. imaginons donc comment cette région serait la plus pauvre, disant que c’est une région appauvrie à cause d’une mauvaise gestion de ces ressources et d’une exploitation excessive de ce que son ventre couve.
Ceci dit, n’oubliant pas que son poids historique, sa situation géographique stratégique et la capacité d’adaptation de ses ressources humaines, constituent les éléments essentiels de sa richesse.

La main de fer qui étouffe notre région ne cesse de la tabasser en s’appropriant des décisions autoritaires et absurdes, dans l’absence quasi-totale d’une opposition responsable, à même de défendre ou assurer une bonne conduite à cette partie de terre étouffée.
La bonne gestion est un principe radical pour le fonctionnement et le dynamisme de la région, cette condition reste tellement utopique tant que le dirigeant de la région gaspille son capital au service des intérêts individuels en oubliant derrière lui toute une masse, se débarrassant en fait de sa responsabilité réglementaire, c’est pourquoi la région souffre à vrai dire sur tous les niveaux ; culturel, politique, sanitaire, éducatif etc. dans l’absence de toute une sorte d’intervention salvatrice.

Les richesses financières ne sont pas destinées à la création des projets progressistes de la région, elles ne sont plus à leurs places. Ces richesses sont maniées par un groupe qui s’en bénéficie tout en piétinant sur les douleurs et mêmes les cadavres de la masse, l’absence de toute sorte d’initiative rudimentaire est lié indépendamment à l’abondance des associations futiles et oiseux qui ne font qu’engouffrer la région et sa jeunesse en dévorant ses richesses et absorbant ses finances.

Les sudistes ont pris conscience de leur condamnation au progrès et savent bien que cette étape amer est instantanément nébuleuse, bientôt notre soleil va s’élever, notre pluie va verser et notre jardin va s’épanouir et effleurer ainsi notre récolte sera drôlement gigantesque et éblouissante.

 

Lire aussi

Dans le Saghro Oriental : Imi – n – tourza , Tanout N’haddou ichou et Igherm amazdar

  Archive recueillie et adaptée pour la publication par Lahcen GHAZOUI, Le texte affiché peut comporter …

Aller à la barre d’outils