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Lorsque l’ignorance règne dans une région, la jeunesse se perd

Article rédigé par :Brahim Mouradi

Daraâ Tafilalet en butte à l’extinction culturelle !
Malheureusement, là où on va au Maroc les différences sociales, culturelles et intellectuelles figurent avec force. Mais, cette fois-ci, l’affaire n’est pas habituelle, ni acceptable, elle nous insupporte !
Dans notre vie quotidienne, dans des moments précis qui nous agacent sempiternellement on s’interroge : sommes-nous où géographiquement ?

Sommes-nous où de ce qu’on entend dans des programmes de TV et des chaînes de radio ? Où est-il l’éveil culturel et intellectuel dont nos médias et nos députés ne cessent de parler ? Pourquoi, nous les jeunes, nous sentons que nous ne nous appartenons pas à ce monde ? Pourquoi nous devenons bizarres à nous-mêmes et à autrui lorsque nous voyageons à une grande ville ?

Seule la culture rend la vie au monde. On ne doit pas entendre le terme « culture » ici dans son sens premier qui signifie l’héritage et la charge spirituelle et cognitive qui appartient au passé, à contrario, nous ne nous devons pas reculer, nous voulons aller de l’avant.
La culture dont nous voulons parler met le doigt directement sur les acquis de notre monde, les savoirs qui circulent autour de nous sans en profiter sinon sans les goûter, les voir ni les entendre. Le monde d’alors se caractérise par la vitesse sur tous les niveaux : l’économie, la politique, la culture, les savoirs et les connaissances. Mais, malheur à nous, les jeunes de cette région, nous vivons géographiquement dans ce monde alors que nos esprits et nos âmes en sont dehors.

Via quels moyens les pays servent et cultivent la jeunesse ?

Les bibliothèques, les maisons de jeunesse, les festivals et les rencontres intellectuels, les médias indépendants, les grandes universités etc. Tous ces moyens, ces infrastructures et tant d’autres entrent en jeu pour servir la jeunesse. Pourtant, notre région n’en recèle rien ! Nous vivons dans une famine culturelle et intellectuelle. Notre jeunesse se perd dans tant de labyrinthes. : L’ignorance, la drogue, la violence, le crime, le chômage etc. ce sont vraiment de sérieux problèmes qui envisagent le développement de notre patrie. Daâ Tafilalet est une région parmi d’autres régions de Maroc sinon, au sein du même pays on doit parler des nations différentes. Nous avons besoin d’une égalité égale non une égalité trouée : une égalité de dire pour ne rien faire.

Le gouvernement produit des criminels pour les renfermer à vie dans des prisons

Si on ne s’occupe pas de notre enfant il s’occupera de nous, dit l’adage. Si on ne cultive pas notre jeunesse elle devient barbare et partant criminelle. Nos politiciens parlent de l’augmentation de nombre des crimes sociaux et ils ont raison. Mais la raison de leur raison revient à leurs raisons indifférentes. Tout travail doit être sérieux. Le nôtre souvent se résume aux points d’encre noire sur des feuilles blanches, point !

Il faut mettre nettement les points sur les iota. Je dirai que dans toutes les promesses lassantes de nos responsables, les discours tels qu’on peut les entendre, tels qu’on peut les lire et les comprendre en tant que texte, amas de lettres et peut-être aussi de chiffres, ne sont pas, comme on pourrait s’y attendre, un vrai faire, mais seulement des mirages et des chimères qui nous éblouirent momentanément les yeux. Notre sagacité ne s’y est pas trompée. Nous dénichons très bientôt la machination des politiciens.

Souvent, les politiciens sinon, grosso modo, nos responsables, ne lisent pas et n’ont pas l’envie et le temps de lire. Pourtant, notre article doit s’exposer en bref : nos besoins sont massifs et abyssaux. Nous voulons tout simplement être comme le monde tant qu’on y appartient. Notre région revendique et doit revendiquer sans relâche ses droits à la vie. Etre vivant n’est pas seulement exister. Vivre c’est exister plus se cultiver et s’instruire. Le pain seul ne donne pas de vie tant qu’on ne le mange pas culturellement et intellectuellement.

La quasi-totalité de notre jeunesse souffre profondément, silencieusement et inconsciencieusement de l’ignorance, de l’abondance et du délaissement en plein désert. Nous avons besoin de qui et de quoi nous tenir la main pour nous tenir debout : des responsables sérieux encourageant une culture salvatrice.

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