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L’identité amazighe,quel destin?

Article produit par : Mohsine KHROU

Depuis des lustres on affronte une problématique majeure qui n’est autre que l’identité.
L’identité amazighe, une question qui me semble un peu épineuse en raison de ce qu’elle recèle de complexité et ambiguïté. Poser la question de l’identité amazighe n’est pas à l’apporté de tout le monde car il s’agit d’un sujet philosophique qui dépasse tout ce qui est tangible ou habituel. Le destin de l’identité que je veux traiter ici n’a aucune relation avec les regards ethniques ou ethnocentrique. Pour ce faire j’ai intitulé ‘mon article ‘ le destin de l’identité amazigh parce elle a subi divers phénomènes d’opprobre, et d’ignominie parmi lesquels on peut répertorier l’arabisation et l’aliénation. Et qui dit aliénation, dit en premier lieu la Situation de quelqu’un qui est dépossédé de ce qui constitue son être essentiel, sa raison d’être, de vivre c’est le fait d’entrer en même temps un terrain vague et un sentier battu. Dans cette perspective on peut s’interroger d’une manière ou d’une autre sur cette identité qui se voit s’abrutir et s’évaporer au temps d’alors.
Pourquoi alors l’identité ? L’identité amazighe demeure étrangère ? Où réside l’identité de l’homme amazighe ? Ces questions et tant d’autres, sans clore la marge, sont des problématiques gênants, dont la difficulté ne date pas d’alors, mais remonte aussi bien aux temps lointains de l’humanité surtout avec la phrase socratique la plus célèbre « connais-toi toi-même ».
Sans doute aucun que, de nombreux Amazighe ont été assimilés dans une grande partie Islamique, cela revient à dire que beaucoup d’« imazighens » peur que ce phénomène se traduira par une perte totale de leur langue et leur identité distincte.
Ceci dit que l’identité rassemble à la fois, la race, la langue, les valeurs morales… il s’agit d’une notion complexe à déterminer, du fait qu’elle contient plusieurs composants. Mais, elle permet à l’individu de se distinguer des autres. La langue est une affirmation de l’identité car l’amazigh est une langue qui est parlée par environ 55 % de la population. Toutefois elle n’a pratiquement pas d’existence officielle. Et qui dit langue dit forcément culture et réciproquement. La culture amazighe se caractérise pendant des siècles, par son oralité, celle des histoires que l’on échange quand on se retrouve à l’oasis, celles des contes à la veillée du feu de camps et des proverbes.
Toutefois, l’existence sans culture serait bien évidement une erreur. De facto, la culture est forte loin d’être l’apanage des ordonnateurs politiques car elle émane du peuple pour revenir au peuple. Il faut dire dans ce sens que la culture amazighe est imposée par un pouvoir politique.

Qu’en est-il à la littérature et la langue amazighe ?
L’unanimité s’accorde à confirmer que la littérature amazighe se voit comme une littérature condamnée à l’oralité dont le champ socioculturel dépend d’un mouvement socioprofessionnel très réduite, est réticente. Il a connu certainement un démarrage mais pas considérable, car il s’agit surtout de productions poétiques. Dans son ouvrage intitulé Distiques de la poésie rifain l’écrivain et poète Hassan BANHAKEIA disait : « Souvent, le lecteur ignore non seulement l’existence d’une littérature amazighe, mais surtout ses différentes étapes. Il s’intéresse peu aux origines du fait que le présent dénote la décrue et la disgrâce. Cette littérature est à saisir comme un ensemble symbolique d’œuvres ou de création qui traduit les spécificités ethniques ancrées dans l’histoire non seulement en tant qu’expression, mais aussi en tant que manifestation d’une culture dite en d’autre idiomes ».
De là nous pouvons avancer que la littérature amazighe n’a pas un bon destin puisque les chercheurs la considérée en tant qu’une littérature minorée. Néanmoins la littérature amazighe de temps en temps évolue dans sa forme et son expression on a l’impression qui elle va deviner une littérature parmi d’autres qui rend un service insurmontable à l’humanité en lui multipliant les modes d’expression, en s’ouvrant sur diverses langues par le biais de la traduction.
Et la langue ?
La langue amazighe est divisée en trois dialectes : le Rifain, ou Tarifit, parlé dans le Rif au nord de Maroc.
– le Tamazight ou berbère parlé à coup sûr dans le Moyen Atlas, une partie du haut-Atlas et diverses vallées. Il dispose d’un alphabet le tifinagh également utilisé par les Touaregs.
– le Tachelhit se voit pratiquer par les Chleuhs du Haut-Atlas, de Sous et du littoral du sud du Maroc.
Autrement dit, la question de l’identité des amazighs, c’est la question des gens qui veulent être soi en pensant toujours aux caractères de l’autre.
Les dérapages meurtriers de l’identité, pour reprendre les termes de Amin Maalouf, menacent l’interculturel d’aboutir et permettent aux racines du repli identitaire tragique de pulluler. Sur un ton coléreux, certes, mais juste, Amin Maalouf reprend ainsi dans son essai « Le dérèglement du monde » pour repenser l’avenir sur la base d’une tout autre vision de la politique, de l’économie et j’en passe.
Notre article prend fin ici, mais la réflexion sur l’identité amazighe nous fait que débuter pour nous. La conclusion en fait ne conclut pas, elle ouvre, à coup sûr, des grandes questions et des débats.

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