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Le voyage un moyen de survivre

Article rédigé par :Khrou Mohsine

Que dit le voyage ? Que signifie-t-il ? ” Le voyage est un déplacement physique “. En effet, via le voyage, on découvre les autres lieux, on a découvert les autres cultures, les autres civilisations qui ont enrichi la sienne.
En effet, le premier sentiment qui s’enlève de nous lorsqu’on évoque le voyage, c’est le sentiment de la liberté et le déplacement, à vrai dire le contacte de l’autre.
Philosophiquement parlant, l’expérience du voyage est expérience d’autonomie, le voyage peut être, une réclamation de la liberté et du progrès. Rester à sa place signifie devenir de plus en plus rétrograde et dépassé comme les eaux qui ne coulent pas et qui deviennent salies.
Le présent article se propose de présenter l’importance du voyage dans la vie humaine. Il s’agit d’une aventure à double tranchant ça peut être positive et d’autre part négative. À traves le voyage on va découvrir des gens différents culturellement, et linguistiquement. vis-à-vis de ce sujet, le grand voyageur musulman, Soufi Ibn Arabi a parfaitement défini le voyage en disant : « le voyage a été appelé (Safar) parce qu’il dévoile (yusfiru) les caractères des hommes faisant apparaître des caractères blâmables et louables que tout homme recèle en lui ».

S’interroger sur le voyage est une réflexion autour de l’héritage d’Ibn Arabi qui tend à faire jaillir la place de l’homme, et sa mission, sa valeur sur terre. Cette définition nous offre une autre vision apportée sur le voyage par Ibn Arabi, c’est qu’il enseigne les hommes en leur dévoilant leur caractères en face des autre et réciproquement. C’est un moyen de se découvrir et de découvrir au temps même l’autre. C’est une rencontre à double sens, rencontre de soi et de l’autre. En tout cas Ibn Arabi, est un intellectuel qui mérite d’être salué.

Force est d’avancer que l’homme a besoin de voyager d’un lieu à un autre afin de se définir comme sens. Ainsi, S’interroger sur la question du voyage nous conduit également à évoquer des écrivains comme Jean Marie Gustave Le Clézio. Il s’intéresse dans ses écritures à la thématique de voyage comme un pis-aller par le quel on peut découvrir l’autre et se familiariser avec sa langue, sa culture, et sa civilisation. Le Clézio a consacré une bonne partie de sa vie à voyager à travers le monde au Mexique, au Nigeria, au Maroc, à L’ile Maurice et ainsi de suite.

Dans ce sens Ibn Arabi disait : « c’est à travers l’autre que je me connais » .Cette citation nous assure à une connaissance purement humaine ; c’est celle de la connaissance qui est l’apanage de l’homme. La faculté ici jaillit comme spécificité innée chez l’homme. C’est pourquoi Le Clézio effectue des voyages, dans le dessein de connaitre l’autre. L’homme a besoin du mouvement, le soleil bouge, la terre tourne, l’eau aussi coule sans arrêt.
Le voyage est un moyen efficace pour casser les clôtures qui se tissent entre les sociétés du monde.

Pour en fin tenir en lisière l’article le pivot de notre souci, la question de voyage est une aventure, il faut la vivre ontologiquement puisque il permet à l’homme de vivre par diverses expériences aussi que Se mettre en chemin c’est d’abord emprunter la voie, le chemin sur lequel s’effectuent les rencontres.

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