Acceuil / Développement durable / Le changement climatique entre théorie et contre-théorie

Le changement climatique entre théorie et contre-théorie

Par : Sofia KEROUAD

   Sofiakerouad@atbir.info

Aujourd’hui le phénomène de changement climatique connait une médiatisation sans précédente, avec l’augmentation  de la température de la terre, la fonte des glaces, l’émergence des accidents climatiques dans plusieurs régions du monde, ce phénomène a attiré l’attention des experts, des acteurs civiles et même des politiciens, pour devenir même une orientation idéologique avec l’apparition du fameux mouvement écologiste vers les années 80.

Les changements climatiques désignent tous changements dans les caractéristiques climatiques d’une région donnée. Selon la définition du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GEIC), le changement climatique est :tout changement de climat dans le temps, qu’il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités humaines. Cette définition diffère de celle qui est employée dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, dans laquelle le changement climatique s’applique à un changement de climat attribué directement ou indirectement aux activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère dans son ensemble et qui s’ajoute à la variabilité naturelle du climat constatée sur des périodes de temps comparables.

La théorie qui dit que le changement climatique mondial est provoqué par l’activité humaine appuyé par la concentration du CO2, gaz à effet de serre dans l’atmosphère, est répandu dans les médias et dans recherches scientifiques. Même les acteurs civiles et activistes écologiques défendent cette théorie en donnant lieu à l’apparition du mouvement écologiste vers les années 80. Par la suite, ce mouvement est devenu une idéologie politique gauchiste, ou ce qu’on appelle dans certains organismes écologistes « la gauche verte ».

Ces mouvements accusent le capitalisme d’avoir surexploité les ressources naturelles. il existe même un courant de pensé marxiste à savoir « le marxisme écologiste », qui traite la relation entre l’être humain et la nature avec une approche marxiste qui intègre ladite relation dans les autres relations sociales. Grosso-modo, selon les écologistes, le modèle économique actuel est le seul responsable des changements climatiques et des problèmes écologiques mondiaux dans leur globalité, et c’est toujours les pays en voie de développement et les pays sous-développés qui en paient le prix, vu que ces régions sont caractérisées par des taux élevés de pauvreté et de vulnérabilité qui rendent leurs capacités de résistance et d’adaptation plus faible.

D’autres parts, il y a une partie des universitaires et des experts qui lient les changements climatiques à l’activité solaire et non à la concentration du CO2 dans l’atmosphère, et que la concentration du CO2 ne pourrait pas influencer le climat mondial en produisant des scénarios apocalyptiques, ainsi accusant les écologistes d’avoir « politisé » l’affaire du changement climatique, qualifiant même de mensonge la théorie qui dit que le changement climatique est provoqué par l’Homme. Cette théorie a permis aux anticapitalistes et aux communistes de trouver refuge chez les écologistes après la chute du mur de Berlin en 1989.

Les deux camps approuvent bel et bien l’existence de changements climatique. Le défi à relever n’est pas de prouver la théorie ou la contre théorie mais d’élaborer des modèles d’adaptation aux dits changements. L’avenir de la population mondiale vaut plus qu’un débat entre politiciens vu que les changements climatiques sont une réalité qu’il faut désormais accepter, mais malheureusement ce problème est toujours géré par les politiciens. Le retrait des Etats-Unis de la COP 21 de Paris est un exemple qui nous pousse à nous demander jusqu’à quand l’avenir de la population mondiale et de notre planète resteront sujet des intérêts des politiciens ?

 

Lire aussi

Le combat pour la justice sociale passe par le concret

L’éclairage de Manu Bodinier, co-fondateur d’Aequitaz « Le local peut être un refuge face à …