Acceuil / Économie / La finance participative : Réaliser des bénéfices…mais autrement.

La finance participative : Réaliser des bénéfices…mais autrement.

Par:Sofia KEROUAD

Sofiakerouad@atbir.info

La finance participative : Réaliser des bénéfices…mais autrement.

Avec l’entrée en vigueur de la loi-cadre des banques Islamiques dites participatives au Maroc un débat s’est éclanche sur la conformité des ces banques à la loi islamique la Charia, s’il s’agit vraiment d’une banque qui interdit les taux d’intérêt ou  bien lesdites banques sont toujours dans la logique des taux d’intérêt, mais en l’adaptant à la Chariaa… ?

Le débat montre bel et bien qu’il y a un mal entendu concernant la nature des banques islamiques ou participatives, selon le constat fait la plupart des gens n’arrivent pas à concevoir qu’elle s’agit des entreprises  comme tout entreprises dans le monde qui cherchent à réaliser des profits avant tout, mais autrement.

Les points qui démarquent la finance participative de la finance classique :

La finance participative se démarque de la finance classique par les points suivants

  • Les actifs sont directement adossés à l’économie réelle: cela veut dire que le crédit dans la banque islamique fait objet d’un bien réel, on ne vous vend pas de l’argent, mais la banque s’engage à acheter pour vous le bien que vous avez demandé, tout en prenant le risque que vous annuliez votre opération en recourant au verset sacré الله حلل البيع و حرم الربا , dieu à autoriser la vente, mais à interdits des les taux d’intérêt.

  • Le risque est partagé entre la banque et le client: chez les banques classiques le risque est supporté par le client et les bénéfices sont partagés entre celui-ci et  la banque, chez les banques participatives les risques et les bénéfices sont partagés entre les deux parties : si on perd on perd tous et si on gagne on gagne tous.

  • Ainsi, la finance participative veille au respect de l’éthique et du droit islamique dans ses opérations en interdisant les taux d’intérêt ribaa et des investissements qui ne sont pas adéquats à la Chariaa ou qui ne sont pas responsables.

Rappelant que le chiffre d’affaires réalisé par la finance participative dans le monde est de 2000 milliards de dollars avec un taux de croissance annuel de +15%,  elle devrait peser jusqu’à 4000 milliards de dollars d’ici 2020.

Les chiffres délivrés ci-dessus démontrent le poids de cette industrie dans le monde dans un contexte ou l’image de la finance classique est bouleversée par les scandales et les crises financières, ainsi la finance participative va pouvoir attirer plus de capitaux dans l’économie marocaine et d’augmenter le taux de bancarisation, sachant qu’ils existent encore  des gens qui refusent d’être bancarisés en raison de la non-conformité des banques classiques avec la Chariaa en matière des taux d’intérêt.

En guise de conclusion les banques participatives sont certes des entreprises comme toutes entreprises dans le monde qui est la pour réaliser des bénéfices, juste ces banques s’engagent au respect du droit islamique la Charia dans leurs opérations.

En grosso modo les banques participatives représentent un secteur financier  qui fonctionne autrement, ainsi l’avenir va nous montrer si ces banques arriveront à respecter les principes de la finance islamique ou il y aura des déviations en la matière…

 

 

 

 

Lire aussi

Systèmes monétaires et régimes de change

Les devises sont les instruments de paiement libellés en monnaie étrangère. Cette appellation concerne toutes …