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Draa-Tafilalet : Que veulent les jeunes des vallées ?

Introduction:

Cet article est rédigé après le constat de plusieurs pratiques et comportements ayant accompagné la mise en œuvre de la régionalisation au Maroc. Dans le discours du Roi en mars 2011 dont il a annoncé un référendum sur une nouvelle constitution, la régionalisation était la clé principale et l’annonce la plus importante.

La régionalisation avancée et le projet de régionalisation sont deux projets parallèles, qui se complètent ,mais totalement différents.Si le premier est politique conçu comme initiative pour la résolution du conflit du Sahara Marocain, le deuxième concerne un domaine économique est social par lequel le centre délègue aux citoyens locaux la décision de choisir ceux qui gèrent leurs affaires régionales.

Le développement régional est global, il inclut tous les domaines de la vie au quotidien, ses acteurs sont diversifiés et multiples, mais ils interagissent. Dans une région, les frontières administratives entre provinces , villes , municipalités et douars n’ont aucune place. En Europe par exemple  , Aux Amériques et en Afrique, les régions sont nommées Pays, et ce n’est pas dans le sens du droit international , ou constitutionnel , mais pour souligner l’importance de l’unité et de la continuité de destin commun.

Plusieurs articles et publications ont accompagné ce projet innovant dans la gestion et la gouvernance régionale, on ne veut pas les réécrire, mais de faire un diagnostic des états des lieux de la région la plus pauvre du pays: la région Draa-Tafilalet! Dans un premier essai qui sera suivi par d’autres, on a donnée la parole aux jeunes de la région via les quatre questions pour tenter de comprendre la vision et la perception du concept de la régionalisation et identifier les acteurs et les responsables des projets de développement régional, les questions posées sont:

1-De quoi rêves-tu comme jeune du sud-est marocain ?
2- D’après toi, pourquoi la région est pauvre ?
3-De quoi la région Draa Tafilalet a-t-elle besoin ?
4- Comment tu vois ta région d’ici 10 ans ?

Les réponses des jeunes, que je remercient pour leur participation sont très strictes et pointent les doigts vers différentes raisons responsables de la situation actuelle dans baigne la région, elles reflètent leurs rêves et leurs besoins, comme elles montrent leurs aspiration et leur vision pour l‘avenir.

Un paysage touristique de rêve qui cache la réalité

Au sud-est marocain, le touriste guète chaque vue panoramique car le paysage est extraordinaire. En quelques heures, on passe des collines couvertes de neige aux dunes de sable et, entre les collines gelées et les dunes chaudes, on voit défiler une panoplie d’images colorées et des souvenirs de quiétude, de dépaysement et de détente à ramener.

Au rythme du défilement de ces paysages, de la traversée du territoire et de ses habitants, c’est tout l’univers de la simplicité, de la modestie, de la sagesse, de l’humilité et de la pauvreté qui s’ouvre à vous. Mais, plus que tout, c’est l’ostracisme qui apparaît. En parcourant les routes principales ou secondaires, en passant à travers les falaises délimitées en général par deux montagnes disjointes, non alignées mais parallèles, on avance en suivant l‘écoulement de l’eau des oueds. Entre les oueds et les montagnes, on aperçoit les ksours et des champs qu’étouffent les palmiers-dattiers.

Les oueds, les ksours et les champs forment les trois angles du triangle de la civilisation millénaire de la région Draa Tafilalet. C’est par là que les caravanes de l’Afrique subsaharienne passaient pour atteindre la côte méditerranéenne et faire du commerce avec l’Europe et l’Orient. Et c’est de là, précisément, que la dynastie qui règne encore dans le Maroc moderne a débuté.

Personnellement, je n’ai pas de rêves mais plutôt des objectifs. Un rêve sans action reste un rêve. Je trace mes objectifs et je travaille pour les réaliser.Mon ultime objectif actuel et de devenir un expert-comptable.
La région n’est pas pauvre, mais plutôt appauvrie, marginalisée et oubliée. Ses ressources et ses richesses naturelles sont pillées… Elle est délaissée par les responsables, trahit par les barbus commerçants de la religion et affronte seule les aléas de la géographie et du climat.
La politique de l’État part d’un principe selon lequel : « S’il est calme liasse-le, s’il s’en dort couvre le ! »!Voilà la politique de l’État. C’est pour cela que la région a besoin de ses jeunes qui ont des principes et qui sont jaloux de la région et de la patrie pour mettre le train de développement sur les railles.
L’avenir de la région reste inconnu et incertain tant que les commerçants de la religion s’ingèrent dans les politiques et qu’ils tiennent les commandes ! À ceci s’ajoute l’Absence d’une stratégie globale et claire capable de remédier aux problèmes quotidiens des citoyens.
À un stade de mon enfance, je rêvais d’une patrie inclusive de tous ses citoyens, ou règne la justice, l’égalité et que les idéaux sociaux l’emportent sur d’autres comportements !
En grandissant, je me suis confronté à la réalité amère de la vie au Maroc, et aucun rêve ne peut se réaliser !
Dès lors, je rêve maintenant de quitter le pays pour d’autres horizons, ce rêve m’habite et j’y pense au quotidien.
La région n’est pas pauvre, elle est appauvrie par les politiques inégales et injustes de la distribution des richesses ! Elles continuent à engraisser les riches et à dégraisser les pauvres.
La région a besoin de ses intellectuels pour lutter contre la transformation de son identité culturelle et linguistique et pour plaidoyer pour ses droits engloutis par le centre depuis longtemps.
Je crois que rien ne va changer dans la région tant que ces responsables ne cessent de prendre nos richesses et de s’accaparer des biens de la région auxquels ils n’ont pas droit.

Les vallées oubliées par le gouvernement

Aujourd’hui, seule l’activité touristique donne encore à cette région ses couleurs. Alors que les voyageurs prennent plaisir à découvrir cette région calme et resplendissante de beauté, ses habitants, eux, veulent la quitter. Derrière cette façade faite pour impressionner le touriste, se cachent de modestes abris et de petites parcelles de terre, appelées pourtant champs. Ici, il pousse beaucoup de palmiers, de dattiers et d’oliviers, mais ces champs sont dans un état déplorable !

Les ksours de la vallée sont également dans un piètre état, et cela, en dépit des programmes d’aide financière annoncés par l’État pour les reconstruire. L’infrastructure, que ce soit l’aménagement du territoire, l’urbanisme ou les transports, n’a reçu aucun fonds public. Alors que dire de la culture et des loisirs pratiquement ignorés !

Il en résulte un fort sentiment d’isolement et de marginalisation entretenu par la désertification. En effet, en plus, d’être une région laissée dans un état catastrophique par les responsables publics, elle est délaissée par ses habitants aussi. Plus qu’un constat de fait : il n’y a désormais plus personne pour aller aux champs.

Je rêve d’être une figure influente consciente de sa situation et celle de mon environnement, et qui participe à la sensibilisation des jeunes de la région pour identifier ses problèmes et les choses liées à la saine-gestion, à la corruption et à l’injustice. La région n’est pas pauvre, elle est riche en ressources humaines et son patrimoine immatériel, sa culture, son histoire, et ses ressources minières, mais elle est pauvre à cause de la politique de marginalisation systématique de l’État, devant l’indifférence délibérée de la population dans un paradoxe étrange !
La région a besoin de ses enfants instruits, bien éduqués, dévoués et capables de travailler avec amour loin des règlements de comptes, de la mauvaise foi et de la mentalité vétuste et archaïque a fin de forcer l’État à donner les droits à cette région marginalisée. Ma vision pour l’avenir, me laisse optimiste et je suis conscient que les jeunes éduqués seront capables de relever les défis. Mais je crains aussi le scénario du statut-quo, manipulé par une alliance entre les corrompus et les commerçants de la religion sous la bénédiction des autorités par laquelle les riches deviendront plus riches et les pauvres baigneront dans leur pauvreté, ce qui les poussera à quitter pour d’autres régions ou rester souffrir ici.
J’ai beaucoup des rêves à réalisé comme un jeune de la région, je rêve un jour de quitter le Maroc vers le Canada ou les États-Unis, ou l’Europe, ou un autre pays qui respecte les droits de l’homme, parce que c’est difficile de vivre ici dans l’esclavage, dans le manque de confiance, dans de l’insécurité, dans le chômage et devant un avenir incertain !
Notre région n’est pas pauvre, mais se sont les responsables qui volent toutes ses richesses, nous avons besoin de beaucoup d’infrastructures comme les routes, les barrages, les hôpitaux… . Nous avons besoin du respect de nos droits, de l’éducation pour tous, surtout pour les filles des zones isolées ! Nous avons un manque de responsables qui travaillent pour la région et de ses gens !
Ma perception et ma vision quant à l’avenir de la région, sont grises, et aucun espoir n’est à l’horizon. Pour la plupart ici le seul espoir, c’est l’immigration, car la sécheresse, le manque de travail et les politiques de marginalisation ainsi que celle des responsables régionaux nous pussent à quitter ce territoire !

La génération perdue!

Les jeunes, diplômés ou non diplômés, ont déserté le travail de la terre. Aucun d’eux ne veut travailler dans ces petits lopins de terre, attendre la fin de la moisson pour aller au souk vendre les quelques kilos de dattes ramassés ni participer à la cueillette des olives et ne vendre que quelques litres d’huile d’olive.

Ceux sans éducation sont restés dans les vallées, assis sur des chaises en plastique devant des petites boutiques transformées en café ou salon de thé, ils y passent le temps. Le “travail” de la langue et des yeux, devenu sport national, va bon train. Toute la journée, ils observent et causent. Ils scrutent et critiquent celui qui chaque matin s’en va au travail. Ils médisent sur son compte jusqu’à raconter des histoires pour salir sa réputation. Ils comptent les véhicules qui descendent ou qui montent . Ils ont en poche le dernier téléphone intelligent sans pour autant en connaître la valeur marchande. Car, ces jeunes gâtés sont à la charge de leurs parents chez qui ils vivent encore. Ils représentent désormais un fléau pour la région n’ayant malheureusement pas compris ou voulu comprendre ce qui est essentiel dans la vie.

Les plus éduqués, diplôme en poche, partent en grande majorité vers les villes d’autres régions s, séduits par un avenir tout tracé sur les bancs de la fonction publique. Un emploi assuré, un travail facile de bureau sans avoir à être confronté aux contraintes du dur labeur et aux inévitables changements soudain du climat typique de la région du sud-est marocain. Ou alors, ils choisissent d’immigrer au-delà de la méditerranée pour un avenir qu’ils croient meilleur.

En tant qu’enseignante qui donne des cours d’alphabétisation pour les femmes, je rêve que toutes les femmes de ma région aient confiance en leur capacité et leurs rôles, la confiance en soi est très importante pour atteindre les objectifs. Je rêve aussi que toutes les femmes puissent avoir un niveau d’autonomie au moins matérielle !

La région souffre de manque d’usines et d’entreprises susceptibles de créer des emplois, mais le plus grand problème est que les natifs entrepreneurs de la région investissent dans les autres villes.
Devant le manque de ressources, et vu le climat semi-aride, l’agriculture qui est la première activité dans la région doit être soutenue par l’État à travers des programmes innovants, aider et encourager les coopératives surtout féminines. Et pourquoi ne pas innover dans les produits agricoles de la région comme les dattes en valorisant nos produits locaux et de chercheur des marchés ailleurs pour les commercialiser.
Je n’ai aucune idée sur l’avenir de la région, les choses sont compliquées et changent vite, mais mon grand souhait et de voir les efforts de la femme et de la fille de la région valorisée et sa voix entendue.

Je rêve de retourner travailler à ma ville natale Er-rachidia et de trouver chez moi toutes les opportunités susceptibles de me donner la chance d’exercer mon métier dans les bonnes conditions. Et je rêve aussi d’un avenir meilleur pour les rachidiens pour qu’ils puissent mener une qualité de vie meilleure que celle d’aujourd’hui

La région est pauvre parce qu’il y n’a personne qui a pensé de travailler pour l’intérêt de la région, personne n’a pris l’initiative de développer la région par des politiques qui vont créer des emplois pour les jeunes diplômés. Les investissements sont nuls dans la région.
La région Draa-Tafilaleta a besoin de plusieurs choses ! La première est que le président actuel de la région quitte la région, la deuxième est de mettre en place une grande structure hospitalière de haut niveau. La troisième est de donner la parole aux jeunes, de leur créer des occasions d’apprentissage, de formation et de perfectionnement.
On ne peut pas développer notre région sans éducation, sans formation et sans mobilisation.
J’espère voir un jour Er-rachidia parmi les meilleures villes du Maroc, ou la meilleure, mais hélas et dommage !

Mais à quoi  pensent-ils et rêvent-ils donc nos jeunes?

Ces jeunes sont à la recherche d’un mode de vie citadine sur lequel ils ont calqué leurs espoirs et leurs rêves les plus fous. Loin de la terre de leurs ancêtres, éloignés de leurs parents, ils ont choisi la ville. Ils ont perdu le goût du risque et de l’aventure, la foi en eux qui les aurait poussé à se lancer dans les affaires, à entreprendre, à aller au-delà de leurs limites. Ils ont quitté leurs racines pour suivre l’exemple des autres sans pour autant en connaître la vraie réalité.

L’imagination vive et fertile, ils se voient vivre aisément. À la fois jaloux du succès des autres et fainéants, ils croient que l’argent facilement gagné leur permettra d’assouvir leurs désirs matériels les plus prédictibles, perception renforcée par l’image que leur renvoi les vacanciers de retour dans leur pays, le temps d’un été. Ces expatriés qui ont pris le chemin de l’étranger pour un avenir meilleur nourrissant leurs chimères lorsque de retour au pays, ils exhibent des signes extérieurs de richesse, fruits de leur réussite. En voiture de sport flambant neuve, louée, ou achetée à crédit ou volée, ils paradent dans les rues, la musique à plein volume pour attirer les attentions des locaux, des filles et des jaloux… Ces stéréotypes de l’immigration facile cachent pourtant la réalité toute autre d’un dur labeur en pays lointain.

Partir à l’étranger est pour eux la seule manière de s’enrichir jusqu’à s’embarquer pour les moins fortunés, une fois tous leurs biens vendus, sur des bateaux de misère. Un avenir qu’ils pensent meilleur, mais qui les conduira à vivre dans la clandestinité, l’isolement et le désespoir. Les moins éduqués tante, leur chance à la ville pour œuvrer dans des chantiers de construction, devenir gardien d’immeuble, aide domestique dans des familles aisées. Tous reviennent à l’occasion dans leur village lorsqu’il y a des naissances ou des enterrements ou pour la fête du mouton. Il quitte momentanément le Maroc “inutile” pour le Maroc “utile”!
Le centre, la capitale, a mis à part cette région dans laquelle ses enfants qui y ont grandi, une fois devenus de riches cadres de l’administration centrale reviennent, non pour l’aider, mais la solliciter. Ils y retournent pour des raisons politiques pour quémander la voix de leurs aînés, pauvres et vulnérables, afin d’obtenir ce siège tant convoité au Parlement. Et, l’oubli vite fait, dès les élections passées.

Cherchent-ils à connaître les difficultés rencontrées par celui qui, en voyage chez lui, adopte un comportement de conquérant. C’est seulement lorsqu’ils s’embarquent à leur tour qu’ils découvrent la vraie vie de ces vacanciers. Certains ont opté pour le mariage blanc et ces maux de société qui n’appartiennent qu’à la ville et que sont la souffrance et la malveillance, la marginalisation, le racisme, le manque du pays, tous synonymes de vie difficile.

À se créer un monde à lui, les jeunes de la Vallée ont perdu pied. Cette réalité dont ils ont tenté de s’échapper les rattrapera à grands pas, s’ils n’ouvrent pas les yeux et se préoccupent de l’essentiel, c’est-à-dire de leur devenir.

 

 

Je rêve d’une région dynamique avec beaucoup de mouvements économiques qui peuvent développer la région et créer des emplois pour les jeunes à fin de leur permettre de bâtir leur avenir au lieu de mener une vie sans issue ni sens.

La région souffre de beaucoup de comportements mal vaillants de ses riches, au lieu d’investir dans leurs régions, ils investissent et construisent d’autres régions, et de cette façon les capitaux fuient la région.

La région a besoin d’un nouveau sang, d’une nouvelle mentalité et d’un changement de comportement de ses citoyens. Il faut valoriser les jeunes en les retenant dans la région au lieu de les pousser à aller d’ailleurs et que les investisseurs aient le sentiment de fierté d’appartenir à ce territoire !

L’avenir de la région me parait qu’il restera le même à l’avenir, je ne vois pas d’espoir de changement tant que les mentalités et les façons de penser restent les mêmes.

n tant que jeune du sud-est marocain, mon ultime rêve est de pouvoir, collaborer, coopérer et apporter mon grain pour le développement et l’amélioration totale de ma région tellement dénudée et dégarnie de son âme.

La pauvreté de cette région appauvrie, à mon sens, remonte à plusieurs raisons à savoir, une ignorance quasi-totale, économiquement et politiquement parlant, mais aussi une mauvaise gestion de ses multiples richesses surtout la main d’œuvre qui ne cesse pas de pourrir sans une intervention salvatrice.

Pratiquement, elle a besoin d’être réhabilitée, par une bonne gestion et investissement de ses richesses, spécifiquement la main d’œuvre par la création des opportunités de travail, la création des centres d’apprentissage et de cultures pour les élèves et les étudiants…

D’ici 10 ans, je prévois une progression partielle de cette région, ce qui serait insuffisant pour l’amélioration visée.

 

Au nom de la génération future: We have a dreams!

When we dream it we can do it ! Ce jeune de la région imagine maintenant et peut concrétiser ses rêves demain. Par ce petit jeu d’ingénierie des ponts et chaussées, il exprime à la fois ses aspirations et montre le déficit en infrastructures dans la région. La région n’est pas pauvre, elle est riche en ressources humaines et naturelles malgré le climat. Ses hommes ont fasciné l’histoire du Maroc, sa culture, son patrimoine, son identité et les valeurs de ses gens sont uniques et contribuent la richesse et à la diversité du pays.

À mon tour, je rêve d’une région épanouie dans tous les domaines, et j’agis pour réaliser ce rêve. Ce projet de site est parmi l’une de mes  actions et d’autres suivront…. J’invite tous les rêveurs et se joindre à un projet de rêve en action

Nous continuons la collecte des avis des jeunes des vallées du Sud-est marocain et nous vous encourageons à vous exprimer au sujet de l’avenir de votre région : We have a dream!

 
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