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Chronique militaire au Tafilalet au 15 mai 1919

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Le 31 janvier, le groupe mobile de Bou Denib a chassé du Tizimi la harka du chérif de Si Moha Nifrouten. Tandis qu’il tentait de s’enfuir, il s‘est vu appréhender par les ksouriens du Seffalat qui veulent l’obliger à les mener au combat.

Mais le Semlali n’est pas un homme de poudre. Son histoire mérite d’être contée, tant elle est extraordinaire, caractéristique aussi de ces fortunes fabuleuses que peut édifier, surtout en pays saharien, tout fakir un peu sorcier, un peu lettré, suffisamment intelligent pour exploiter sans scrupule la naïveté de ses coreligionnaires et s’arroger le droit de disposer, avec Dieu, de leurs personnes et de leurs biens.

Originaire des Ida ou Semlal, tribu du Sahel Atlantique.

C’est un tout jeune homme au teint clair, à la barbe naissante, humble serviteur de Sidi el Hadj Ali Ben Ahmed, marabout Derkaoua, moqqaddem d’une pauvre zaouïa du Bas Drâa.

Pendant quelques années il parcourt le bled, disciple attentif de son maître, qui visite ses fidèles et vit de leurs générosités.

Le Marabout vient à mourir. C’est une succession à prendre, une baraka à exploiter.

Le Semlali a retenu quelques bribes du Koran ; il sait deux ou trois tours de passe-passe ; il écrit des amulettes, fabrique des exorcismes, vend le secret de ses sortilèges.

Ainsi il va de douar en douar, de village en village, vivant chichement de la crédulité publique, obligé à d’interminables randonnées, mécontent d’un sort trop rude et trop modeste, par ailleurs, intelligent, ambitieux et prêt à tout.

Le hasard le mène au Tazarin et au Reg, près du tombeau de Si M’hammed Nifrouten, marabout vénéré des Aït Atta, la plus puissante confédération nomade du Sud Marocain.

« Puisse Sidi M’hammed démêler les affaires », tel est littéralement la traduction de ce vocable berbère.

Un moussem annuel réunit autour du mausolée le plus grand nombre des Aït Yazza, fraction Aït Atta, plus particulièrement dévouée à la mémoire de Sidi M’hammed Nifrouten, et de partout les Indigènes viennent là régler leurs différends, établir des contrats, implorant du marabout une solution favorable ou des garanties plus solennelles.

Le Semlali construit sa maison dans le voisinage de la Koubba vénérée et, reniant son premier maître, il se fait le serviteur spirituel de Si M’hammed Nifrouten.

Dès lors, il mène une vie d’ascète, se livrant à des pratiques religieuses susceptibles de frapper l’imagination simpliste de ses frères berbères.

Nous sommes en décembre 1917. La mission militaire française vient de s’installer à Tighmart, le chef-lieu du Tafilalet. Notre drapeau flotte à côté de l’étendard chérifien sur la maison du Commandement qu’occupe Si Moulay el Mehdi, Khalifat du Sultan.

Les djemââs de tous les districts viennent à cette occasion assurer le khalifat et le maghzen de leur entier dévouement. La conquête pacifique du Tafilalet paraît réalisée. La nouvelle, grande parmi les grandes, court à travers le bled saharien ; elle nous revient presque instantanément aux confins du pays Glaoua qui touche au Drâa et à l’Oued el Abid. Elle découvre au Semlali la voie de la fortune et de la gloire.

Il sera désormais l’apôtre de la guerre sainte, le maître de l’heure, le chérif Moulay M’hammed ben Hamala, l’homme tué à El Maadid et qui a ressuscité pour conduire le djihad.

Aux curieux qui viennent le visiter, il se montre tenant un chapelet d’une main, un poignard de l’autre. Il étonne par l’audace de ses projets.

En moins d’un mois il se fait proclamer Sultan, s’entoure d’un maghzen, inonde le pays de ses lettres chérifiennes.

En février 1918, il a déjà réalisé la réconciliation des fractions Aït Atta éternellement divisées par des querelles intestines. Il dépêche des émissaires au Ferkla pour ramener la paix chez les Aït Moghrad.

Les Ait Yazza sont acquis à sa cause; nous les voyons peu à peu fuir les marchés du Tafilalet.

Mais la transhumance Aït Atta écarte du Reg les grands nomades qui vont chercher jusque sur l’Oued El Abid les pâturages nécessaires à leurs bœufs et à leurs moutons, qui poussent, d’autre part, jusque vers le Maider, bien au sud de Tafilalet, leurs troupeaux de chameaux.

Du même coup, les éléments turbulents ont fui vers le Nord ou vers l’Ouest. Momentanément, au moins, il n’est guère possible de recruter des contingents pour les mener contre le Tafilalelt.1 Mais le chérif ne veut pas rester ignoré. Il a suggestionné deux disciples et leur ordonne d’aller tuer les Français qui sont à Tighmart.

Le 3 juin, l’officier interprète Oustry est assassiné. Ce tragique événement ne suscite qu’une nouvelle démonstration de loyalisme des Ksouriens du Tafilalet.

Le groupe mobile de Bou Denib peut franchir l’Atlas, renouveler sa jonction en Moulouya avec les troupes de Meknès, créer le poste de Ksabi, protéger la construction du pont de la Moulouya, rétablir l’ancien trik el maghzen de Meknès jusqu’au Tafilalet, compléter en Haute-Moulouya une large base d’opération, bâtir entre les insoumis de l’Est et de l’Ouest un double front qui leur interdira toute action commune.

Cependant le chérif de Si Moha Nifrouten poursuit, sans se lasser, sa campagne de propagande. Ses lettres touchent toutes les populations Aït Atta, du Tafilalet jusqu’au Drâa. Une fraction, les Aït Ouahlim lui font visite, tandis que par opposition les Aït Sfoul se présentent encore à Tighmart.

Sidi el Arabi, mokaddem de la Zaouïa xénophobe du Ferkla, très influent chez les Aït Moghrad et les Aït Haddidou, se range à sa cause et prêche la guerre sainte contre les Français.

Il dépêche l’un de ses proches, Sidi Ou Ba, chez les Aït Atta, transhumants de l’Oued el Abid.

Deux rassemblements sont déjà signalés : l’un au Todghra, l’autre au Ferkla ; le mot d’ordre est donné : on attaquera les Ksours du Tafilalet aussitôt après le Ramdane.

En septembre, le rassemblement du Todghra se rapproche du Tafilalet et vient camper à Mecissi, à 40 kilomètres à l’ouest des oasis. Il ne comprend encore que 3 à 400 indigènes, hommes de poudre, pillards de profession : tous gens d’ailleurs faciles à recruter dans les tribus errantes du Sud Marocain.

Du Drâa jusqu’au Tafilalet s’étendent de vastes régions désertiques, occupées par quelques oueds intermittents, presque tous tributaires du Drâa ou de l’Oued Daoura.

Une population nombreuse s’agglomère sur leurs bords, vivant étroitement de l’exploitation des jardins créés à la faveur des nappes superficielles ou des résurgences qui décèlent le cours de ces oueds Sahariens.

La rigueur du climat d’été ne permet que des cultures abondamment irriguées.

Le trop plein des crues est utilisé pour noyer d’eau quelques pauvres cultures de céréales, mais, viennent une invasion de sauterelles, des pluies trop tardives, des vents d’été trop violents, trop précoces ou trop chauds, les céréales sont brûlées ou détruites, les jardins sont gravement atteints. La famine menace la plus grande – partie des Guebbala, jardiniers et khammès, population fruste, craintive, serve, clientèle des grands nomades qui sont les propriétaires de l’eau et des jardins.

L’élevage souffre des mêmes aléas. La transhumance est obligatoire. Elle se fait sur d’immenses parcours, offrant aux éléments de troubles de multiples occasions de razzias fructueuses.

Entre les districts du Tafilalet, du Ziz, du Gheris, du Ferkla, du Todhra et du Drâa nomadisent des douars des grands lefs berbères du Sud Marocain, Aït Yafelman et Aït Atta, vrais guerriers qui laissent aux Ksouriens Guebbalas l’entretien des jardins et n’habitent les ksours que par intermittence, soit en hiver, soit au moment de la récolte des dattes.

Fez est un grand marché d’approvisionnement de toute la région pour les cotonnades, les bougies, les sucres et toute la bimbeloterie que les Arabes demandent aux industries d’Europe. Mais les caravanes ne peuvent rejoindre les souks sahariens qu’en achetant le droit de passage, la protection des tribus qu’elles traversent.

Encore [ne sont-elles pas assurées d’une parfaite sécurité.

Des coupeurs de routes guettent les pistes où les voyageurs ne s’aventurent qu’en troupe sous la protection d’un chérif dans la suite d’un marabout respecté, ou, mieux encore, accompagnés de quelques zettats bien armés, garants de la protection achetée.

Au hasard des rencontres, les nouvelles s’échangent et se répandent avec une rapidité qui étonne et, chacun tenant à. paraître le mieux informé des faits les plus merveilleux, tout est déformé, magnifié, pour la plus grande joie du conteur et de celui qui écoute.

C’est ainsi qu’un prestidigitateur habile prend rapidement figure de faiseur de miracles; une échauffourée devient une grande bataille, la réputation du plus fort vite établie est parfois aussi vite détruite. Les plus grandes fortunes précèdent les plus grands désastres.

L’épopée du chérif Semlali, après celle de tant de roguis, n’a plus rien qui nous surprenne. Sa force est tout entière dans l’audace avec laquelle il étaye son prestige de faux Sultan et dans sa parfaite compréhension du pays. Elle lui révèle la seule méthode à appliquer pour le gagner tout entier : des promesses de razzias et de pillages à ses guerriers nomades, aux Ksouriens timides un régime de terreur et d’oppression qui les maintient en servitude.

Le Semlali ne conduit pas ses fidèles au combat. Il reste à l’arrière, loin de ses bandes qu’il confie à un vrai chef de guerre, Si Mohammed ben Belkacem en Ngadi, ex-lieutenant d’Abdelmalek, expert dans l’art des retranchements appris à l’école d’Hermann et des Allemands rencontrés dans les mehallas de l’agitateur du Riff.

En fin juillet, tandis que le groupe mobile de Bou Denib reprend le chemin de Tighmart, la harka de Si Moha Nifouten aborde le Tafilalet par le Sud.

Elle comprend 2.000 hommes et se renforce, dès le 6 août, des contingents venus du Ferkla.

Le 9 août, le combat s’engage à la lisière sud-ouest de la palmeraie, puis à travers les jardins défendus par » la harka du Semlali.

Malgré les difficultés du terrain, malgré un violent sirocco qui souffle depuis la veille et assoiffe nos soldats le camp de la harka est enlevé dans un assaut magnifique.

En fin de journée, nos troupes bivouaquent aux lisières sud et est des oasis. Nos pertes sont sérieuses, mais la harka est complètement disloquée; les débris cherchent un refuge dans les ksours des Seffalat. Le groupe mobile parcourt le front est du Tafilalelt et rejoint sans incident son camp d’El Boroudj où il séjourne pour y prendre un repos nécessaire ; puis il rejoint Bou Denib, laissant un détachement de toutes armes en surveillance à Tizimi.

Quelques partisans du chérif occupent le district du Tanidjout, le Semlali s’est enfui à Taguerroumt, à 20 kilomètres à l’ouest du Tafilalelt, prêt à rentrer en scène.

Avec la fin de l’été, le retour au Sahara des transhumants Aït Atta vient heureusement favoriser ses projets. Ceux-là connaissent mal sa défaite. Ils retrouvent le Semlali auréolé de toute la gloire d’avoir combattu les Français. Les quelques contingents restés au Tafilalelt sont vite considérés comme des vainqueurs et la déroute du chérif prend figure de victoire.

Sa garde se fait chaque jour plus nombreuse. Les émissaires inondent tous les districts du Tafilalelt, levant de formidables contributions de guerre, pillant les villages qui, un à un, ouvrent leurs portes.

Le cadi du Tafilalelt, personnage vénéré, tente de plaider la cause des ksouriens accablés de misère; il est appréhendé, emmené à Taguerroumt et décapité.

Au début d’octobre, nous n’avons plus avec nous que le groupe des oasis du Nord : El Maadid et le Tizimi.

Tighmart, résidence du khalifat du Sultan et de notre mission militaire est investi. Moulay Abdallah, frère du khalifat, est assiégé dans le ksar voisin de Dar el Beïda.

A la faveur d’une crue du Ziz, des inondations sont tendues autour des deux villages.

Le groupe mobile quitte Bou Denib le 3 octobre pour venir débloquer Tighmart et assurer le retrait de notre mission militaire.

Le 8, il procède à la destruction du barrage d’Amerbouch qui commande la distribution des eaux du Ziz à travers la palmeraie. L’Oued est dérivé plus à l’est en dehors des jardins. Le 14 octobre, nos troupes ouvrent le chemin de Tighmart défendu par la harka qui est encore une fois dispersée.

Malheureusement, nos effectifs disponibles sur ce point sont insuffisants pour poursuivre facilement notre victoire ; nous devons renoncer à reprendre en main tout le massif boisé des jardins qui ne mesure pas moins de 24 kilomètres d’Est en Ouest, 30 kilomètres du Nord au Sud et dans lequel plus de 150 ksours sont organisés pour la défense. Un poste est laissé à Erfoud, éperon montagneux qui commande le Tizimi et surveille les lisières Nord du Tafilalelt.

Le chérif s’installe à Bou Aam, non loin de Tighmart.

Des nomades Aït Khebbache, Aït Yazza, des gens du Reg lui restent encore fidèles. Il réorganise sa propagande. Ses lettres inondent déjà le Reteb, puis le Mdaghra.

Notre contre propagande fait connaître les conditions de l’armistice du 11 novembre. Elles ne trouvent aucune créance dans le pays siba.

Le Ngadi pousse peu à peu ses partisans vers le Nord.

Le Reteb fait défection. Les habitants du Mdaghra déclarent être pris comme le blé entre les meules.

Au début de décembre, le chérif proclame qu’il dispose de 4.000 fusils et qu’il attend de nouveaux renforts.

Ses projets sont grandioses, puisqu’il ne veut rien moins qu’enlever Bou Denib et marcher de victoire en victoire jusqu’à Tunis.

Ses rekkas sont signalés aux environs de Gourrama, de Talsint, dans le Haut-Guir et jusqu’au-delà du Grand Atlas chez les Aït Tseghouchen et les Ouled Khaoua de la rive droite de la Moulouya.

Il écrit à tous les grands chefs dissidents au Ahansali, qui est devant Azilal, à Si Hoceïn ou Temga et à Moha ou Saïd qui commandent dans la Moyen Atlas sur notre front du Tadla.

Il somme les fils d’Ali Amahouch de remettre à Ou el Aïdi, chef de la dissidence Zaïan, les trésors amassés par leur père pour la défense de l’Islam.

Si Mohand ou el Hadj, ex-fkih du Grand Santon berbère, lui promet l’aide des Beni Mguild, insoumis de la Haute Moulouya.

Sidi Raho, presque oublié, retrouve créance parmi les Aït Tseghouchen et Aït Youssi, transhumants au sud du Guigou, dans la région de Njil.

Le chérif entre en relations avec Hiba qui est à Kerdous, à 600 kilomètres vers l’Ouest.

Nos informateurs croisent encore ses émissaires à 500 kilomètres vers le Nord, jusque chez les Ghiata et dans le Riff, où ils s’abouchent avec Si Seghir et Si El Kebir el Yakoubi, ex-lieutenants d’Abdelmalek.

Erfoud est attaqué dans la nuit du 11 au 12 décembre, puis, une seconde fois, le 24. Ksar es Souk est investi. La révolte gagne peu à peu vers le Nord ; nous apprenons successivement la défection du Mdaghra, du Ksar es Souk ; le Kheneg est déjà suspect. Les Aït Izdeg, qui jalonnent la grande voie maghzen du Tafilalelt jusqu’à la Moulouya, prennent autour de Rich une attitude douteuse.

Au début de janvier, les contingents ennemis forment trois groupements ; le premier est à Bou Aam, c’est la garde personnelle du chérif ; un second est au Tizimi et devant Erfoud sous les ordres du Ngadi et de Ben Moghri, cheikh des Aït Ouahlim, fraction importante des Aït Atta. Un chérif du Tafilalelt, nommé Moulay Mbarek, commande à 3.000 fusils rassemblés dans le Mdaghra et devant Ksar es Souk. L’effectif total dépasse 10.000 fusils d’une valeur très inégale.

Les meilleurs contingents ont été jetés deux fois contre Erfoud ; ils ne comprenaient pas plus de 800 à 1.000 guerriers choisis parmi les plus fanatiques.

Nos postes, bien armés, attendent en pleine confiance l’arrivée prochaine du groupe mobile qui se rassemble à Bou Denib. Des bataillons sont prélevés sur les autres régions pour renforcer nos troupes du front sud-est Marocain.

Une harka maghzen se forme sous les ordres d’El Hadj Thami Glaoui pour prendre à revers les tribus sahariennes acquises au chérif.

La fortune du Semlali est à son apogée, mais déjà elle fait naître de gros mécontentements. Sidi El Arabi, mokaddem de la Zaouïa du Ferkla se rapproche du Glaoua. Il ne veut plus connaître le faux moujaheddine qui, sous prétexte de guerre sainte, pressure ses coreligionnaires, amasse à leurs dépens un trop large butin.

On note une certaine détente dans le nord de Bou Denib. Erfoud et Ksar es Souk ne sont plus attaqués.

Le Semlali a manqué la première partie de son programme tel qu’il l’avait annoncé au début de décembre : l’enlèvement de nos postes du Ziz, le rassemblement de tous les Aït Tseghouchen de l’Atlas contre Talsint, la marche sur Bou Denib, l’attaque simultanée de Ksabi Midelt et Itzer par les dissidents de la Moulouya.

Le 15 janvier, le goupe mobile atteint le Ziz à Meski d’où il chasse un premier parti ennemi.

A la même date, la harka Glaoua est au Dadès.

La clientèle du Semlali diminue à vue d’œil. Le 31 janvier, ses bandes sont dispersées. Sur le parcours du groupe mobile, le Mdhagra, le Reteb, le Tizimi rentrent dans l’ordre.

Le chérif de Si Moha Nifrouten voit encore une fois pâlir son étoile et paraît enfin toucher au terme de sa prodigieuse carrière.

D'aprés le Capitaine COUTARD. Bibliothèque de l'INHA / coll. J. Doucet, 2010-103818.

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